
Merena dans le canal de Kiel

L'équipage au garde à vous dans au British Kieler
Yacht Club

Minuit...

Pétole

Coucher de soleil à l'approche de Stockholm

Boulangerie
du port de Sandhamn

Alexandre,
Bernard et Eric après le passage de la ligne dans
l'archipel de Stockholm
la
nuit dans l'archipel de Stockholm
|
Merena
de retour au pays des Vikings...
Quatre
ans après la virée islandaise, nous avons remis
le cap au Nord pour une exploration en Baltique.
L'objectif
est la fameuse Gotland Runt, une course mythique pour les suédois
qui représente pour eux ce que la Fastnet évoque
pour les anglais... Aux dires du KSSS, le club royal suédois,
c'est la première fois qu'un bateau belge y pointe son
étrave et l'accueil est bien en conséquence.
Premier
belge...
Quelle
ambiance à Sandhamn, port avancé de l'archipel de
Stockholm d'où le départ sera donné ! Dans
ce "Cowes local", le carbone et l'accajou font bon ménage.
La crise ne semble pas avoir frappé par ici: jet setters,
hélicoptères, yachts, ... tout va bien.
Notre
venue est saluée alors même que le convoyage, extrèmement
agréable et réalisé en excellente compagnie,
nous a conduit ici sans même prendre un ris ni installé
la trinquette. Beau temps, chaud, ensolleillé, sans le
moindre nuage. Bien sûr, un peu de pétole à
déplorer mais quelle douceur que ces couchers de soleils
qui n'en finissent pas et qui se confondent avec les aubes. Peu
d'escales sur la route: de Nieuwpoort à l'embouchure de
l'Elbe d'une traite pour embouquer le canal de Kiel que nous aurons
fait presque exclusivement à la voile, sous genaker à
bonne allure.
Derrière
l'écluse
Quand
l'écluse s'ouvre c'est sur un autre monde: la Baltique
est différente: pas de marées, pas de courant, peu
de vagues, une jolie couleur bleue profonde... mais par contre
peu de vie: pas de poissons, pas de pêcheurs. Les cargos
eux sont bien là, les ferries aussi, le tout faisant un
ballet incessant qui rend la veille très attentive heureusment
sans véritable navigation de nuit !
L'arrivée
dans l'archipel est un ravissement: on parle de 100.000 îles
! Des rochers ronds et accores, des forêts de pins, des
sous-bois adorables, le paysage y est rehaussé par de superbes
bateaux en bois à clin et leurs blonds équipages...
En
course !
Du
beau monde au départ. 250 voiliers sont inscrits en plusieurs
classes. Nous partons avec les handicaps les plus élevés
et c'est dommage: comment se battre contre ces monstres de carbone
de 50, 60, 70 pieds ?
Plus rapide que la troupe des voiliers en IRC qui ont d'ailleurs
un parcours différent et moins que les TP 52 et autres
maxis, nous nous sentirons un peu seul pendant la course !
Valeureux
équipage composé de Bernard - avec qui nous avions
courru la transat Jacques Vabre, Alexandre, un habitué
du bateau et - véritable guest star - Eric, qui, marquant
un pause dans la course au titre du RORC 2010, est venu co-skipper
le Merena... Détendue mais concentrée, l'ambiance
est excellente et la discussion des options incessante !
Bon
départ
Bon
départ au bateau comité bord à bord avec
"Fram", le TP 52 skippé par le roi de Norvège
pour un virement rapide et un bon louvoyage vers la première
marque. Le parcours est de 460 miles et outre le tour de l'île
de Gotland, nous envoie virer plusieurs bouées au large.
Pétole
Très
dure pétole le premier soir. Plusieurs heures à
moins de deux noeuds. Nos nerfs sont à rude épreuve.
Heureusement à l'aube (2 h du matin !), le vent rentre
et nous gratifie d'un long bord d'une centaine de miles sous grand
spi à belle vitesse. Deuxième pétole sous
le vent de l'île de Gotland que nous commençons à
contourner. Heureusment nous jouons alors avec les IRC qui avaient
un parcours direct et que nous avons rattrappé. Effets
de côte, bords bien calculés, manoeuvres efficaces:
beaucoup de plaisir dans cette navigation côtière...
Enfin
la glisse !
Le
lendemain, le vent monte et au portant. Le Merena peut enfin s'exprimer:
grand spi, belle glisse. Une centaine de miles avalés entre
12 et 14 noeuds... Il était temps ! Nous comblons notre
retard dans notre classe en dépassant des bateaux plus
petits mais bien affutés. Au verdict final, en compensés
nous sommes 11ème sur 14 mais avec, belle consolation,
une victoire sur Tieto Passion, un Akilaria finlandais.
A
nous la croisière...
Après
le passage de la ligne nous poursuivons jusqu'à Stockholm
à travers cet archipel magique... Quel terrain de croisière
que nous allons maintenant explorer en musardant de baie en île.
Sur le retour, une incursion slave est prévue vers la Luthanie
et la Pologne...
|